La Chartreuse d’Aillon, renaissance artistique au cœur des Bauges

25 avril 2026
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ITW par Julie-Chloé Mougeolle

Echange avec Daniela Duhs-Salors, chargée de la communication et commercialisation et Aurélie Bonaldo, chargée des projets culturels et commissaire d’exposition.

Nichée dans un écrin naturel d’exception, au cœur du massif des Bauges, la Chartreuse d’Aillon entame une nouvelle étape de son histoire.

Le 10 juillet 2025, la signature d’une convention d’occupation entre l’agglomération de Grand Chambéry et la SAS D’Aillon et d’Ailleurs marque un tournant décisif pour ce site emblématique.

L’ambition : faire de ce lieu chargé de mémoire un véritable pôle culturel et touristique, en résonance avec son environnement.

Ce renouveau est déjà à l’œuvre avec Germinations, première installation collective inaugurée le 10 avril cette année.

Pensée comme une métaphore du lieu, l’exposition s’inspire du cycle du vivant : la graine, la transformation, l’éclosion.

Seize artistes ont investi la Chartreuse en adaptant leurs créations aux espaces, intérieurs comme extérieurs, transformant le site en une expérience sensorielle et immersive.

Parmi eux, Karen Verbeke imagine une Clinique du vivant, cabinet poétique où fragments végétaux, herbiers et dessins interrogent la fragilité et la résilience. Hélène et Félix Lacquement plongent le visiteur dans une installation sonore et lumineuse autour de la graine, propice à la rêverie et à l’émergence des imaginaires.

Arthur Benyaya-Cazorla détourne les codes des data centers avec ses Baies germinales, questionnant l’impact du numérique face au vivant.

La Lézarde interroge avec La fissure, une œuvre belle et quelque peu sombre.

Stéphanie Cailleau, elle, fait dialoguer textile et nature dans Sortie de terre, où des matières enfouies renaissent sous forme organique.

D’autres œuvres, comme celles d’Adrien Heinz autour de la régénération du vivant, ou encore Éclosion, mêlant pigments naturels et matières brutes, prolongent cette réflexion sur l’origine et la transformation. Toutes participent à une même narration : celle d’un lieu en mutation, où art, nature et patrimoine se rencontrent.

Avec Germinations, la Chartreuse d’Aillon devient un espace vivant, un laboratoire artistique à ciel ouvert.

Une première étape prometteuse qui préfigure une programmation culturelle ambitieuse, au service d’un tourisme intelligent et durable.

Plus qu’une exposition, une véritable renaissance, que vous pouvez découvrir jusqu’au 3 janvier 2027.

Si vous restez quelques jours dans le coin, découvrez tout à côté l’Auberge d’Aillon & d’Ailleurs, qui vaut le détour tant pour sa table gastronomique que pour son espace bien-être, qui vous plonge dans un bulle verte de bonheur.

Plus d’infos sous : https://www.lachartreusedaillon.com/

 

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